........J'ai le coeur plein d'aspérités, il est rugueux et me blesse chaque fois qu'il bat, qu'il frappe contre mes côtes. J'ai le corps qui me lâche, qui ne m'obéit plus, je suis fatiguée et pourtant je ne fais plus rien... Absolument rien...
I've become such a mess, inside...
Je sais ce que je devrais faire et je m'obstine à faire l'inverse, je cours à l'échafaud en criant qu'on me sauve...
Je ne sais pas si tu passes ici, mais c'est le seul moyen que j'ai de te dire ces choses en espérant que tu ne les entendes pas. On m'a dit que je m'inventais tout ça, que tout ce que je pensais ressentir n'était qu'un rêve utopique, pourtant ces jours ci cela me revient souvent. Je ne sais pas pourquoi.
Je me sens proche de toi. Pas comme deux amoureux non pas du tout, pas non plus comme deux personnes qui se comprennent et qui ont besoin l'une de l'autre. Je me sens peut-être juste proche parce qu'en ce moment je pense beaucoup et que je sais que ça t'arrive souvent. Tout le temps. Parce que tu es une des seules personnes à qui je peux parler sans avoir peur que tu sois hypocrite, parce que tu sais écouter et répondre sans gène et sans peur de ma réaction. Je t'ai vu passer d'un homme froid et enfermé à quelqu'un de social, drôle, rayonnant. Tout doucement. Seul à l'intérieur, toujours. Surement un peu plus que nous tous.
Et j'ai aimé tout ces moments qu'on a passé ensemble. Cette amitié. J'ai aimé qu'on fasse la fête, j'ai aimé qu'on parle musique, j'ai aimé jouer le jeu de ta double identité, j'ai aimé te voir te noyer dans la poudreuse et repartir vite comme si de rien était. J'ai adoré chanter au son de ta guitare, écouter toutes ces mélodies que tu créais alors que j'en suis incapable ; j'ai adoré m'ouvrir à toi et un jour alors que je n'y croyais plus, te voir t'ouvrir à moi. Découvrir que ce garçon qui cachait si bien ses sentiments qu'il en semblait dénué pouvait aujourd'hui s'avouer amoureux. Et cela m'a émue, bêtement.
Mais tu as dis que tu n'aimais personne. J'imagine que je devrais juste prétendre que pour moi non plus tu ne comptes pas mais je n'en ai pas envie. Je n'ai jamais porté de masque avec toi. Alors je serais triste de te perdre, toute seule, s'il le faut. Je sais que quelque soit le nombre de gens fabuleux que je vais rencontrer, il n'y aura personne pour te remplacer. Personne de "mieux" que toi parce que tu es différent, que c'est impossible de comparer. Je ne pourrais jamais oublier ceux que j'ai connu pour ceux que je connaitrais, et toi encore moins.
Je sais que tu veux tout effacer et même si pour moi c'est difficile à comprendre, je respecte ton choix. Mais même si parfois on a eu envie de se tuer l'un l'autre, je veux croire qu'on a été de vrais amis. Alors oublies moi, comme tous les autres, si c'est ce dont tu as besoin. Mais je t'en pris crois moi, quand je me laisse te dire que tu me manqueras...

